Références

Antoni Tapies, atteint de tuberculose, considère que sa maladie lui … »procura une sorte d’expérience révélatrice d’illumination. » Il pense avoir atteint un niveau plus profond de la conscience : » une forme de conscience plus aïgue ». Il voit l’artiste comme un voyant.

Dans son travail, il griffe ses tableaux de symboles comme le M, le T, Le X, les lacère, les attaque, ce qui n’est pas sans rappeler les graffitis, les tags des streets artistes.

Joseph Beuys, lui aussi, comme Sam Francis, subit un accident d’avion, il en reste marqué.

Pour lui, l’artiste a un rôle spécifique à jouer, il devient chaman, il peut contribuer à guérir les autres. De plus, il perçoit l’art comme ayant une fonction curatrice de la société, ce sera le développement de sa théorie de la Sculpture sociale en agissant par la pensée, la langue et l’action.

L’un des précurseurs de l’art urbain, Ernest Pignon Ernest, crée des images éphémères en sérigraphie qu’il expose sur les murs des villes où se déroulent des évènements qu’il veut dénoncer.

Blek le rat est un des premiers graffeurs pochoiristes français. après une condamnation pour vandalisme, il s’exprimera sur des affiches qu’il collera lui-même la nuit.

Banksy mêle dans ses messages une contestation de tous ordres, politique, antimilitaristes, antisystème, pour dénoncer des situations injustes et aberrantes.

Les Streets artistes amènent l’art dans la rue, en dehors des musées, des galeries, pour briser les frontières et se rapprocher de regardeurs qui ne se rendront jamais dans ces lieux. Ils traitent de problèmes difficiles de la vie, essaient de l’embellir par de la poésie, de l’humour, tout en dénonçant les injustices.

Pour mes installations, mon expression poétique se rapproche de celles de Pascale Mathine Tayou, à la recherche de stabilité et d’équilibre.

Matisse, du fait de ses capacités physiques réduites, a trouvé des moyens pour pallier de telles contraintes.

C’est ainsi qu’il a eu recours à des formes découpées, gouachées, qui sont en fait des pochoirs pleins.

«La maladie est, dès le début, constituante de l’œuvre de Matisse… La maladie serait en quelque sorte l’inspiratrice d’un art qui n’aura de cesse, début, constituante de l’œuvre de Matisse…

C’est ainsi qu’il a eu recours à des formes découpées, gouachées, qui sont en fait des pochoirs pleins.

La maladie serait en quelque sorte l’inspiratrice d’un art qui n’aura de cesse, non d’en nier la réalité mais de la tenir à distance, afin que, maîtrisée, cette maladie ne puisse compromettre l’équilibre non d’en nier la réalité mais de la tenir à distance, afin que, maîtrisée, cette maladie ne puisse compromettre l’équilibre et la sérénité de l’expression artistique.»

L’art Médecine, Maurice Fréchuret.

Pour Sam Francis, qui s’est guéri par la peinture, « générateur d’action », l’art doit être vivant et donner de l’élan à ceux qui en ont besoin.

Sam Francis applique sur un fond blanc des tâches de couleurs et laisse la matière parler d’elle-même, c’est à dire que la porte reste ouverte à l’imprévu de la matière, à l’incontrôlable, à l’accident, aux brisures, aux coulées, aux tâches comme dans la vraie vie où rien n’est contrôlable.

Fernand Léger, traumatisé par la grisaille et la noirceur de la Première Guerre mondiale à laquelle il a participé, a ressenti le besoin d’exprimer la vie par la couleur. Il semblerait que Fernand Léger ait pratiqué le pochoir mais surtout la superposition de couleurs qui est un geste qui soigne. Il s’est fait peintre d’art mural car il considère que l’art a une fonction sociale, amener l’art partout dans la rue.

2015

Le Frac Île de France : Le Fonds régional d’art contemporain Île-de-France a pour mission de soutenir la création artistique contemporaine

Existe depuis 2002 a une vocation[flagallery gid=all name=’Haris Epaminonda’][flagallery gid=all name=’Haris Epaminoda’]

Haris Epaminonda est une jeune artiste (Nicosie) chypriote née en 1980 qui (vit et travaille actuellement à Berlin)

Anex : {Haris Epaminoda propose un travail principalement constituer de films, de sculptures et d’installations intégrant autant d’images et d’objets préexistants}

Parmi les expositions les plus marquantes, citons qu’elle a déjà exposé au (Museum of Mosern Art) MOMA de New York en 2011et aussi à Venise en 2007. C’est ici, au Frac Ile de de France, sa première

exposition en France et à Paris.

Cette exposition s’intitule Volume XVI, c’est à dire que c’est le XVIe volet de ses travaux exposés, comme s’il s’agissait d’un seizième chapitre.

Même si elle s’étend sur plusieurs pièces, cette installation n’est qu’une, il faut la percevoir globalement. Elle est volontairement très dépouillée, très minimaliste. Elle conjugue des images, des

Annexe {statuette, tenues, paysage montagneux… se distinguent avant tout par leur extrême subtilité et leur infinie beauté}

Notons dès maintenant qu’il n’y aucun cartel explicatif, seul à l’extrémité de l’installation se trouve un texte qui fait référence à une photographie qui n’est pas exposée.

Annexe {il est régulièrement

question de points de vue que l’on a pu avoir sur le monde}

Le FRAC expo sur Haris Epaminonda: article du 18 octobre 2015

photographies, des objets qui se font écho, des effets sonores, de films et aussi des structures qu’elles a conçues qui sont très épurées.

pas conçus ni fabriqués. Son art consiste à les mettre en situation, à les relier les uns aux

autres et à les donner à lire aux regardeurs selon sa démarche artistique personnelle, selon une disposition bien pensée de ces objets dans l’espace. Elle crée une atmosphère

Elle n’est jamais allée au Japon. Elle se représente un japon imaginaire. Différents éléments de provenance très

Haris est une collectionneuse. Elle expose ici des images, des objets de

éloignée du Japon, comme le bol à prière tibétain, les cruches sont réunies ici et sont liés par l’artiste, par sa volonté à ce Japon imaginaire.

Elle expose des objets collectionnés et ainsi changent le statut de ces objets qui, au sein de l’installation et de par la volonté de l’artiste, deviennent œuvres d’art.

Annexe {comme un ready made : les pièces arrêtées d’une narration qu’il ne tient qu’à nous de recomposer}

ses collections personnelles qu’elle a trouvées dans différents pays. Elle ne les a

singulière par le cheminement et les références

Elle fonctionne beaucoup par rappel : ainsi les petits vases noirs que l’on trouve à l’entrée et à d’autres moments dans l’exposition, de même les cruches et enfin au fond de l’aquarium une tête de pierre sculptée que l’on retrouve dans la dernière salle, auprès de la pièce de granit couchée et des pèse-lettres qui ressemblent à des sculptures. Ces différents pèse-lettres ont été trouvés par l’artiste dans divers endroits et sont présentés de telles façons que l’on dirait plutôt des athlètes, des archers en pleine extension.

Annexe {Contrastant fortement avec le rapport direct au réel des divers éléments prélevés}

Le Mont Fuji au Japon : le tas de sable amoncelé dans le coin du mur de la dernière

salle dans le jardin Zen avant que le personnage ne le ratisse soigneusement et avec lenteur, ne balaye les grains

Le Mont Fuji peint sur le dos du kimono que le personnage porte lors des ses performances.

Annexe (percevoir plans de natures mortes d’objets et d’images, composées et recomposées avec fonds colorés.

Le personnage performeur polit une pierre qui comporte divers pics aigus et cela rappelle les deux

autres pierres exposées et posées sur des socles qui sont des pierres naturelles non sculptées, qui malgré tout semblent représentées des personnages. Ces différentes pierres aux angles pointus font référence au pic du mont Fugi qui est représenté sur les kimonos.

On ne peut que se souvenir des expositions d’Hokusai au Grand Palais

Annexe {Haris Epaminoda y propose un environnement global dans un espace réduite à sa plus simple expression

architectural }

Une singularité :

  • l’introduction d’un personnage, M. Harimoto, japonais d’origine, au sein même de l’installation et qui effectue une performance selon un protocole précis, décrit et construit par Haris Epaminonda, il évolue sur ce lieu d’exposition comme s’il vivait chez lui, sous le regard des visiteurs.

  • Annexe {ce projet évolutif s’affranchit du cadre de l’exposition via une série d’actions

  • parallèles et l’extérieur du plateau}

Le regardeur entre quasiment dans son intimité, ce qui donne une ambiance particulière, le visiteur se comporte alors comme s’il était un élément étranger dans ce décor, élément indésirable, il a tendance à marcher sur la pointe des pieds, pour ne pas déranger, il a tendance à se mettre à chuchoter. Il effectue des gestes rituels paisiblement, avec concentration et minutie comme s’ils étaient ceux d’un religieux dans un temple.

La rencontre avec ce monsieur qui est devenu performeur est à souligner, il est retraité des postes et a voulu vivre à Paris, au milieu des artistes, a voulu devenir peintre, à Paris. La rencontre avec la responsable du Frac qui cherchait une « figure » correspondant aux vœux de l’artiste, c’est faite par hasard.

Ce personnage correspond tout à fait au personnage « rêvé » par Haris Epaminonda. Qui doit « habiter » ce lieu.

  • Le performeur fait des gestes de la vie quotidienne : préparer la cérémonie du thé, nourrir les poissons, préparer son tatami, se changer, activer le bol à prières, faire couler de l’eau sur les pierres qui surmontent la grande cruche du centre, polir la pierre et ratisser le jardin Zen et le mont Fuji.

  • à ce personnage singulier, à l’intérieur du Frac, répondent deux autres japonaises, vêtues d’un kimono traditionnel munies d’une ombrelle, qui évoluent, elles, à l’extérieur, dans les jardins des Buttes Chaumont et se mirent dans les eaux et ce, uniquement le dimanche, pendant trois heures.